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témoignages

Bianca nous raconte

Bianca, 30 ans – Responsable de boutique.

J’ai rencontré Mélanie par l’intermédiaire d’un pote. Il fêtait son anniversaire dans un bar populaire du Marais à Paris et avait invité une dizaine d’amis. Étant de nature très sociable, j’ai discuté avec l’ensemble des invités et je suis tombée sur une p’tite nana à l’allure garçonne. J’avoue avoir été quelque peu intriguée, car j’avais beaucoup de copains gays, mais je n’ai jamais côtoyé de lesbienne. J’ai tout de suite accroché avec elle. Très bon feeling, on a tout de suite bien déconné et nous sommes restées en contact après cette soirée.

Nous sommes devenues très proches rapidement. On s’est revues une fois, deux fois, trois fois, sans qu’il n’y ai une quelconque ambiguïté même si Mélanie me faisait souvent du “rentre-dedans”. Elle me draguait, mais toujours avec respect et cette pointe d’humour qui je l’avoue me faisait un peu craquer. Ça me flattait qu’une nana s’intéresse à moi. C’était une première, moi qui ai l’habitude de me faire draguer que par des mecs.

Avec Mélanie, nous sommes devenues inséparables. On se manquait, on avait ce besoin de se voir, de se prendre dans les bras. Ce besoin de se donner des petits surnoms, de s’écrire à toute heure, de sentir le parfum de l’autre… Par SMS, nos échanges étaient assez enflammés, mais avec une certaine retenue malgré tout. Je voyais bien que Mélanie tombait amoureuse de moi, mais ni l’une, ni l’autre ne disait quoique ce soit sur le sujet.

Nous sommes parties une semaine à Barcelone.

On comptait les jours avant de pouvoir se retrouver, nous étions toutes deux très excitées à l’idée de passer de belles vacances rien que toutes les deux.

Mél et moi, nous sommes retrouvées à l’aéroport en se sautant dans les bras. On a dormi l’une contre l’autre dans l’avion, puis nous avons rejoint notre hôtel. Le premier jour fut merveilleux. Nous étions surexcitées, c’était le début des vacances, le début de la fiesta, des sorties et des visites. Le lendemain, nous avons passé une superbe journée à découvrir la cité comtale. Elle était très tactile avec moi, et moi de même. En fin de journée, la fatigue nous a un peu gagnée et elle s’est couchée sans un mot. Cette nuit-là, le sommeil ne survenant pas pour moi, j’ai cogité. J’ai commencé à douter, à me poser des questions. “Qu’est-ce que je fais là ?“, “Pourquoi cette fille me fait cet effet-là ?“, “Ça me ressemble pas tout ça, je dois me ressaisir, j’aime les garçons“…

Ça peut paraître débile, mais j’ai flippé.

J’aimais ce que Mélanie était spirituellement, mais j’étais bloquée sexuellement parlant. J’ai eu peur qu’elle m’embrasse, peur de me retrouver face à un corps féminin, peur de me dire que je pouvais être bien plus qu’hétéro. La peur m’a envahi. J’ai eu un vrai blocage, j’ai pris peur et je me suis braquée mettant dans l’instant des barrières entre elle et moi. Le reste des vacances, j’ai été très distante, Mélanie n’était pas bien, nous n’arrivions plus à nous comprendre. On arrivait même à se disputer pour le moindre truc. C’est comme si j’avais eu un déclic en me disant “Non, non, non, ne t’approche plus d’elle, tu es hétéro un point c’est tout ».

Je n’ai jamais parlé à quiconque de mon rapprochement avec Mélanie, j’ai toujours gardé ça pour moi. Je n’arrive encore pas aujourd’hui à décrire ce qu’il s’est passé entre nous. Était-ce de l’amitié ? De l’amour ? Un peu des deux ? Je ne sais pas. La seule chose que je sais, c’est que cette fille ne m’a pas laissée indifférente. J’ai ressenti des choses assez profondes pour elle sans mettre de mot dessus. Malheureusement, après une petite dispute à notre retour de vacances, nous n’avons jamais réussi à retrouver la complicité que l’on avait auparavant et nos chemins se sont naturellement séparés…

Cela fait près d’un an que nous ne sommes plus en contact.

Parfois, il m’arrive de penser à elle. J’aimerais savoir comment elle va, mais à quoi cela servirait-il de la recontacter ? Je ne me projette pas dans une relation de couple avec une femme, même si je sais que ce que j’aimais chez Mélanie, c’est son attention envers moi, ses mots doux, sa délicatesse… je n’arrive pas à accepter que j’aie eu une forme d’admiration, d’attirance pour elle. Je sais qu’elle tenait beaucoup à moi, je sais qu’elle souffre de mon absence, mais je ne veux plus lui faire de mal avec de faux espoirs.

Aujourd’hui, je cherche à construire quelque chose avec un homme et avoir une vie de famille, mais je ne peux pas nier avoir été une fois attirée par une femme, avoir eu un coup de coeur. Je suis une personne ouverte, donc peut-être qu’un jour j’aurais envie de franchir le cap, d’aller le plus loin. L’avenir me le dira… Pour le moment, une chose s’est sure, je ne suis pas prête.


Vous êtes homo, bi, hétéro ? Vous avez déjà eu une expérience avec une femme ?

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