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Journal intime

Sara, jalouse malgré elle

Dans la famille “Jalouse”, je demande Sara !

La jalousie au début, c’est toujours flatteur et mignon, mais avec le temps, c’est de plus en plus dur à gérer. Toutes les formes de jalousie découlent d’un manque de confiance en soi, paraît-il.
Même si nous n’etions pas officiellement ensemble, Sara ne supportait pas qu’une autre fille s’intéresse à moi. En particulier Alix.

Alix est une fille que j’ai connue au hand en tout début de saison. Ouvertement bi, la plus extravertie du groupe, elle a un sens de l’humour bien trempé. Une vraie meneuse !

Je me souviens qu’un soir, après l’entrainement, avec l’équipe, on a décidé d’aller boire un verre. Souvent, Alix me questionnait sur ma vie : “Comment t’as pu quitter Paris ! Il y a de ces canons, là-bas !”. Et parfois, elle me branchait ouvertement : “Bon on couche ensemble QUAND ?”.  Je voyais bien que ses avances agaçaient profondément Sara. Prisonnière de cette situation, elle ne pouvait – évidemment – rien laisser paraitre : Personne ne devait savoir ce qui se passait entre nous. Nous étions – et devions rester – à la vue de toutes, les meilleures amies du monde.

Je n’avais pas d’attirance pour Alix.

Pourtant, elle est très belle, féminine, de beaux yeux verts en amande, mais je n’avais Dieu que pour Sara. Stupidement, je me suis servie de Alix pour faire réagir celle que j’aimais. Après cela, j’ai cru connement qu’elle allait se rendre compte de l’amour qu’elle me portait et le quitterait, lui.

“Tu me ramènes ?

Sara m’attend déjà dans la voiture.

Dans l’habitacle, l’air est à couper au couteau.
Quand je conduisais, elle avait pour habitude de glisser sa main dans ma nuque. Mais pas ce soir-là. Je laisse trainer la mienne sur le pommeau de vitesse espérant que nos deux mains s’y retrouvent. Il n’en est rien. Son regard s’assombrit autant que mon ventre se tord. Je lui dis qu’elle compte plus que tout pour moi, mais elle ne me répond pas.

On arrive devant chez elle. Elle sort de la voiture, claque la portière et file sur le chemin de graviers.

Je suis dépitée et prête à repartir quand j’entends ses pas faire demi-tour.
Elle me dit :

“Tu sais ce qui me fait le plus mal, c’est que je suis sûre que tu peux me remplacer, dès demain, sans problème. Et bien moi, tu vois, ben moi, je ne pourrai pas. T’es la seule, Elo... Putain ; tu m’entends, t’es la SEULE !“.

 

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2 Commentaires

  • Répondre
    Linda P
    12 janvier 2019 at 11 h 32 min

    Très bel extrait on sens toute la force de votre amour , malgré la jalousie de Sara
    J ai vraiment hate de lire ton livre
    Merci pour ce partage de ta vie

  • Répondre
    Typhaine
    12 janvier 2019 at 11 h 37 min

    C’est toujours trop court 🙃
    Vite la date de sortie du livre !!!!!!!!

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